« Cercles et carrés »

À partir d’octobre 2012, le Centre Pompidou mobile plante sa tente à Libourne pour trois mois. L’occasion de découvrir une sélection des plus grands chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou, du xxe siècle à nos jours autour du thème « Cercles et Carrés ».

Dan Flavin, Untitled (to Donna) 5a, 1971, oeuvre en 3 dimensions 244 x 244 x 139 cm. Don de Leo Castelli par l’intermédiare de la Georges Pompidou Art and Culture Foundation, 1977.
Collection, Centre
Pompidou/MNAM-CCI

Telle une promenade, ce parcours vous invite à partir à la rencontre des formes géométriques dans l’art des 20ème et 21ème siècles, plus particulièrement du cercle et du carré. A travers ces formes simples – du moins en apparence –  il est possible d’inventer, de rêver, de créer à l’infini.
Ces formes sont pour les artistes un inépuisable réservoir de sensations, d’expérimentations, de recherches et de jeux. Elémentaires, universelles, les formes sont mis en mouvement dans la peinture, permettent le jeu avec les effets optiques ou bien se déploient dans l’espace : la géométrie s’invite dans toutes les formes de la création.
Le parcours « Cercles et Carrés » témoigne de la richesse et de la diversité de l’art abstrait, et plus spécifiquement de l’abstraction géométrique. Né dans les années 1910, cet art est l’une des principales tendances artistique du 20ème siècle, aujourd’hui encore très vive.
Sont présentés dans ce parcours quinze chefs-d’œuvre de 1905 à aujourd’hui, c’est-à-dire de l’art moderne et contemporain. Quatorze d’entre eux appartiennent au Centre Pompidou. S’y ajoute une œuvre de Stéphane Dafflon prêtée par le Frac Aquitaine. Ce parcours témoigne de la richesse et de la diversité de l’art abstrait, et plus spécifiquement de l’abstraction géométrique.
Faire œuvre abstraite ne signifie pas que l’on crée à partir de rien. Les artistes s’inspirent de la réalité environnante, de la musique, de la science ou de la spiritualité. Theo Van Doesburg, par exemple, met en rapport son travail de peintre avec l’architecture moderne ; au même moment, Fernand Léger regarde la ville d’un œil nouveau. František Kupka s’inspire des théories du physicien Isaac Newton et des créations du compositeur Jean-Sébastien Bach. Les artistes Soto et Victor Vasarely multiplient les jeux optiques. Stéphane Dafflon utilise l’informatique.
« Cercle et Carré », c’est aussi le nom d’une revue et d’un groupement d’artistes abstraits créés en 1929 par le critique d’art et le peintre Michel Seuphor. Vassily Kandinsky et Fernand Léger, dont des œuvres sont présentées ici, faisaient partie de ce groupe. A propos de son nom, Michel Seuphor écrit : « Après avoir pris le temps de la réflexion, je propose le cercle et le carré comme signe du groupe. C’est pour moi l’emblème le plus simple de la totalité des choses. »
C’est cette richesse – un siècle d’inventions ! – qui vous êtes invités à découvrir.

Le Centre Pompidou mobile : une médiation originale

La médiation permet de faciliter le lien entre l’œuvre et le public : elle donne les outils pour mieux comprendre l’œuvre. Une visite réussie dans ce musée nomade est celle qui donne envie de vivre plus souvent l’expérience unique du rapport à l’œuvre originale.
La démarche de médiation du Centre Pompidou mobile offre à chaque public un accompagnement adapté. Il s’agit d’un programme conçu spécifiquement pour des personnes peu ou pas familières de l’art moderne et contemporain.

Pour les enfants de 4 à 10 ans : deux parcours ludiques et sensoriels

Les parcours s’organisent autour d’une sélection d’œuvres et permettent la visite de deux groupes en même temps.
Ils s’appuient sur des outils pédagogiques spécifiquement créés pour cette thématique « Cercles et Carrés ». Ce programme de sensibilisation à l’art prend comme parti pris de « Faire pour mieux voir», ou « expérimenter pour regarder autrement les œuvres».
Chaque parcours possède son « chariot », une boîte à outils dont les cases livrent leurs surprises tout au long de la visite.  Devant chaque œuvre, à la façon d’un prestidigitateur, le médiateur extrait un outil pédagogique : viseur-cadreur, ardoise graphique pour regarder autrement et développer les capacités d’observation, jeux de cartes à superposer pour aborder les notions de composition, foulard, roue optique pour percevoir le jeu des illusions, cercle chromatique pour comprendre le mélange des couleurs et élargir le vocabulaire sensoriel et plastique des enfants…
Le dialogue avec l’animateur accompagne cette découverte et apprentissage du vocabulaire de l’art. La démarche pédagogique sollicite plusieurs sens : la vue, le toucher, l’ouïe, avec des approches individuelles et collectives. Il s’agit d’offrir aux enfants des pistes de compréhension, d’interprétation, tout en laissant toute la place à leur l’imaginaire : Regarder, observer, comparer, dessiner, manipuler, bouger, écouter, changer de point de vue … autant d’actions pour rythmer la visite, renouveler l’attention des enfants et susciter plaisir et émerveillement devant chaque œuvre.

Pour les collégiens et les lycéens (ou 11-18 ans et +) : un voyage scénarisé dans l’abstraction géométrique

Ce parcours fait la part belle au son et à la musique. Il est mené par un comédien interprétant un personnage de fiction. Sa conception a été confiée à un metteur en scène, Emilie Rousset, et à un designer sonore, Romain Vuillet.

Le son, la musique.
La musique et le son ont trois atouts : leur force d’immersion (le son concentre, aide à regarder), leur séduction naturelle et immédiate, leur talent à faire entendre, à montrer les correspondances entre les arts.
Un personnage de fiction.
Le personnage fait avant tout œuvre d’hospitalité. Le comédien qui l’incarne joue à peine. Ludique, le ton qu’il adopte rend les œuvres accessibles, permet de se les approprier plus facilement, plus sereinement.
Un dispositif de regard.
Le parcours aborde l’ensemble des œuvres présentées, mais à chacune ou presque, un nouveau regard, une nouvelle histoire. Ainsi, le changement permet à la fois de répondre à variété des œuvres, mais aussi de surprendre.

C’est un rapport sensible qui est ici privilégié, plutôt qu’un cours d’histoire de l’art. Les jeunes profitent au maximum de leur visite sur place pour regarder longuement les œuvres. Parce qu’un musée, c’est avant tout cela, le contact physique, sensible avec l’œuvre originale. Le savoir, les dates ou les noms des grands mouvements pourront être transmis avant ou après, en classe. Un dossier pédagogique en ligne est également disponible.

Pour les publics individuels, une gamme complète d’aides à la visite

Ceux qui ne souhaitent ou ne peuvent pas suivre les visites scénarisées, ont le choix entre plusieurs outils d’accompagnement :

  • un audio guide gratuit, avec deux niveaux de parcours, l’un adapté aux adultes, l’autre aux enfants. Cet audio guide est proposé en français, anglais et espagnol ;
  • un document d’accompagnement très accessible, commentant chaque œuvre et présentant chaque artiste ;
  • des textes simples, explicitant les grands chapitres du parcours, dans chaque module d’exposition.
Pour les publics handicapés, une offre spécifique de visites

Des visites sont proposées, en langue des signes pour les visiteurs sourds et en audio description pour les visiteurs aveugles et malvoyants.
L’ensemble de ces offres de médiation, conçues par le Centre Pompidou, sont offertes gratuitement au public, en étroite collaboration avec les collectivités d’accueil : les comédiens et animateurs des parcours sont recrutés localement et formés par les équipes du Centre Pompidou. Un travail spécifique de développement de publics est également pris en charge par les collectivités, via la mobilisation à la fois des relais éducatifs et des associations.

 

Commentaires (1)

  • Alexandra Beck

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    Un très grand merci et bravo pour l’organisation de ce Pompidou Mobile.
    Une initiative culturelle particulièrement appréciée, étant une parisienne de souche installée depuis quelques années dans la région.
    L’organisation interne du lieu, les vestiaires originaux, l’accès, la mise à disposition des audioguides, etc. : un parcours sans faute !!

    Alexandra Beck

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