« Entre ciel et terre »

En parallèle de l’accrochage « Cercles et Carrés » qui rassemblera dans ce musée nomade une sélection de chefs-d’œuvre de l’art moderne, le Frac Aquitaine et le Musée des Beaux-Arts de Libourne se sont associés pour proposer à la Chapelle du Carmel l’exposition « Entre Ciel et Terre » où dialogueront sur le même thème chefs-d’œuvre de l’art classique et de l’art contemporain.

Depuis la nuit des temps, l’homme use de symboles pour comprendre le monde. Ainsi, le cercle et le carré ont été des formes investies par des idées, des concepts, devenus universels puisqu’on les retrouve présents sur les cinq continents et à toutes les époques. N’ayant ni commencement ni fin, le cercle renvoie à l’immuable, au transcendantal ou au Divin. Avant lui, le néant et après lui vient toute la suite des nombres ; il est l’origine, le Créateur, la racine de toute chose et le symbole de l’éternité. À l’inverse, le carré incarne davantage la matière et l’échelle humaine, signifiant la rationalité (les quatre points cardinaux, les quatre saisons), le bâti et l’architecture, l’ordre terrestre.

Les œuvres du Frac Aquitaine et du Musée des Beaux-arts revisitent ces deux figures géométriques par le biais d’œuvres touchant à divers registres, mais dont le point commun est la confrontation entre deux systèmes qui se superposent, se complètent ou s’imbriquent. Certaines œuvres renvoient à d’anciens mythes ou des symboles liés à l’astronomie, au temps, au cosmos, où se mêlent des motifs concentriques, des nymphes ou bien des formats circulaires appelés « tondo ». D’autres plaident pour des sujets bien plus prosaïques ou profondément ancrés, des formats carrés, des architectones solides à l’image des cheminées du Château de Cadillac ou d’une théière monumentale inspirée de Malevitch.

Vidéo

Interview des commissaires

Elles ouvrent à une lecture qui se voudrait autant scientifique que poétique de l’évolution de l’art, en faisant le pari de l’immanence et de la transcendance dans ce lieu consacré (le Carmel), de la complémentarité, ou de la « fusion » de ces deux champs (diamétralement opposés a priori), comme le cercle de pierre de Richard Long placée au centre de l’espace. À l’image d’une clé de voûte au sol,
pierre angulaire de l’exposition.

 

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